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Ce mois-ci on est avec Lio et Snon de Prince Harry, duo belge d’electro synth punk tendance boîte à rythme. On se plonge dans les influences profondes du groupe et on découvre leurs multiples connections et leur attachement à cette scène DIY qui fonctionne très bien hors des circuits commerciaux traditionnels.
Écouter le podcast - septembre 2026
[Lio]: Trop cool, Magazine.
Ouais, ouais, ouais, je voulais absolument passer Permafrost.
Et bah pof, il est là.
Je suis tombé dessus en deux minutes.
Bon signe, c'est que ça va être bon.
Bonne petite pêche.
Alors c'est Lio, moi, le chanteur et clavieriste et machiniste dans Le Prince Harry.
Ça fait longtemps que le groupe existe.
On joue à Lyon ce soir au Transbordeur.
On est très contents d'être là parce qu'il fait bien frais et qu'il fait 37 dehors.
Et ici, il doit faire un petit 19, peut-être 20.
Hygrométrie parfaite, on est très bien.
Et entouré de ces milliards de disques, combien il y en a ?
100 000 ?
On dirait qu'il y en a un milliard.
[Snon]: J'étais à côté, moi c'est Alain, Snon, et je joue de la basse et du clavier dans Le Prince Harry avec Lio
Il a déjà dit qu'on jouait ce soir et qu'on était contents d'être là.
Cet endroit est très fou, j'étais déjà perdu.
Je me suis perdu après 3 secondes.
[Schnautzi]: Bon ben, ils ont déjà tout dit.
Anyway, salut c'est Schnautzi et vous écoutez La Sélection sur Tsugi Radio.
Ce mois-ci, on est avec Lio et Snon de Prince Harry, duo belge que je qualifierais d'électro synth punk tendance boîte à rythme.
Mais ça n'engage que moi, hein ?
Au travers de leur sélection de titres tirés de la collection de 100 000 vinyles de la Bibliothèque de Lyon, on se plonge dans les influences profondes du groupe et on découvre leurs multiples connexions et attachements à cette scène DIY qui fonctionne très bien hors des circuits commerciaux traditionnels.
[Snon]: Je fais comme en général dans la vie vraiment à l'impro on verra bien et oui j'ai quelques petites idées mais j'ai pas encore trouvé des trucs donc je continue à fouiller
[Lio]: Non, je n'ai pas de stratégie.
J'ai vu qu'il y avait dans le premier rayon un petit truc rock.
Donc, j'ai directement été dedans.
Et ça fait dix minutes que j'y suis, que je fais au petit bonheur la chance.
Je trouve pas mal de trucs.
[Snon]: On choisit chacun des trucs.
Et puis, il y a beaucoup, beaucoup d'artistes qu'on aime en commun.
Et puis aussi, on pense à... Par exemple, moi, j'aime bien Jimi Hendrix.
Mais il n'a pas vraiment influencé le groupe.
Je ne pense pas.
Peut-être, mais inconsciemment.
Donc, on verra bien s'il sera dans la sélection ou pas.
[Lio]: Alors comme déjà dit, dans les mains, j'ai un disque de Magazine qui est le groupe d'Howard Devoto qui jouait dans les Buzzcocks au tout tout début.
J'ai un tatouage de Buzzcocks parce que je suis très fan.
Mais donc il a arrêté les Buzzcocks assez vite.
Tiens, opérateur vinyle.
Il y a ce morceau que j'aime beaucoup qui s'appelle Permafrost avec des paroles assez abominables.
I will drug you, I will fuck you on the Permafrost.
Tendez bien l'oreille.
C'est tout en finesse.
Et ce que j'aime beaucoup dans...
Dans Magazine, c'est le fait que c'est parti vraiment de la vague punk, si je ne dis pas de conneries, mais probablement que si, de Manchester.
Et Magazine, Howard Devoto a quitté Buzzcocks qu'il trouvait trop rock pour fonder ce truc plus post-punk, avec des synthés dedans, avec des ambiances un peu plus glacées.
Ils ont un peu exploré des trucs un peu différents.
Et voilà, donc Permafrost, très bon morceau.
[Snon]: Il n'y a pas d'ordre spécial qu'on doit suivre, cohérent.
On n'a pas fait de cette liste des disques qu'on a choisi, c'est au hasard.
[Lio]: Alors ça, c'est un groupe d'ici, c'est un groupe lyonnais qui s'appelle Télécommande.
Je ne connais pas ces morceaux.
Et en fait je cherchais un morceau d'eux qui s'appelle Détruire l'ennui qui est sur un autre disque d'un groupe qui s'appelle Passion Armée.
Et Détruire l'ennui je l'avais découvert par ce groupe Télécommande avec qui j'ai joué dans un de mes projets qui s'appelle Complications, qui s'appelait Complications, qui est fini.
Je vais essayer de sortir le disque sans l'arracher complètement.
Je me fous en plein dedans.
Ça a l'air d'être à la bonne vitesse.
Ouais, je pense qu'on est sur une...
On dirait hein.
J'ai une cassette d'eux, ouais c'est super.
J'ai des cassettes d'eux à la maison, mais j'ai pas ce disque.
Donc pas très très éloigné de ce qu'on fait par certains aspects.
Ça m'a l'air d'être une vieille 707.
Il y a une époque où on jouait de la guitare, ça ressemblait un peu à ça.
Ce que j'aime bien, ce que j'aimais beaucoup dans ce groupe, c'était ce truc un peu ado où t'as envie de sauter partout dans ta chambre et de mettre des coups de poing dans ton armoire et de parler coups de voix comme ça quand on t'appelle pour venir manger.
Sans apparat, sans chichi, production un peu moins poussée que Magazine.
Voilà, c'est autre chose.
Très DIY dans la pochette, dans la réalisation, dans l'esthétique.
Très bien.
[Snon]: Alors, disque suivant, Lionel, tu nous parlais de ceci juste avant.
[Lio]: Tout à fait.
[Snon]: Je parlais tout à fait.
Mais tout à fait, Alain.
[Lio]: Non, pas du tout.
Mais non, pas du tout.
Donc ça, c'est Passion Armée.
Et je ne sais pas lequel des deux groupes ou un autre groupe lyonnais a écrit ce morceau Détruire l'ennui, que j'aime beaucoup.
Alors, Passion Armée, je les ai vus plusieurs fois dans ma vie.
10 ans, un truc comme ça, notamment à la zone à Liège, je crois qu'on a dû jouer quelques fois avec peut-être le Prince Harry, peut-être Complications, je ne me souviens pas beaucoup, j'ai une pas si longue vie, mais bien remplie, on a fait beaucoup à la fête, donc je n'ai pas de très bons souvenirs de tout, mais je me souviens du nom de ce groupe, je me souviens d'eux, c'était vraiment adorable, et il y a donc ce morceau, Détruire l'ennui, qui est une sorte d'hymne apparemment, ici dans la...
dans la commu punk lyonnaise et voilà donc ce sera sûrement une version vachement plus cold wave et plus froide que ce que Télécommande aurait pu faire. Voilà écoutons on va voir ce que c'est
Alors, donc là, tant qu'on est dans les trucs lyonnais, j'ai trouvé pas mal de trucs dans le rayon lyonnais.
Ça, c'est Guillaume, Jonquera, Jézabel, tout ça, tout ça, qui a aussi sorti un disque avec Alban sur Teenage Manopause, qui est notre label historique, sur lequel on a sorti tous nos disques, sauf peut-être...
Le premier qui était sorti par notre graphiste Elzo qui a eu un label pendant un très court laps de temps qui s'appelait Pleintub'.
Elzo Durt, tout à fait, qui a un très bon ami, fameux personnage, très très très chouette graphiste qui a fait toutes nos pochettes.
[Snon]: On pourrait consacrer toute une émission juste sur Elzo.
En fait, il y a beaucoup de choses à raconter sur notre ami Elzo.
C'est un sacré personnage.
[Lio]: Il y a les disques qu'on a sortis sur Rockerill parce qu'il y a un moment où on sortait sur deux labels en même temps qui étaient Teenage Menopause et Rockerill Records.
Et je suis en train de fouiller dans ma petite tête de linotte voir s'il y a des disques que Rockerill.
Je suis pas certain.
C'était des coprods, ouais.
C'était des coprods sur 3-4 albums.
Et je sais, il y a peut-être un disque qu'il n'y a que Rockerill qui a sorti.
Mais c'est un truc très de la scène punk DIY de faire des splits, des collabs, des labels... Ouais parce que souvent il y a deux trucs c'est que parfois on est un peu fauchés donc il n'y a pas toujours de la thune pour sortir des gros disques.
Et après c'est une scène qui vit beaucoup dans l'entraide parce que c'est une scène qui vit un peu en marge des trucs officiels, des SMACs, etc. Donc on est souvent obligé d'accueillir les gens chez nous, quand ils viennent dormir, les groupes chez nous, donc c'est un truc qui se fait beaucoup.
On fait à bouffer, on se démerde pour trouver de l'argent et pour occuper l'espace où on force un peu, comment dire, on pousse un peu beaucoup pour que les choses se fassent quoi.
Et on vit souvent sans subvention et sans apport externe de sous.
Et aussi voilà ce truc où on est souvent des groupes un peu abrasifs, tant qu'il n'y en a pas toujours un public, c'est pas toujours évident.
Et ce qui fait qu'il y a pas mal d'entraide et ça fait aussi partie de la culture de se filer des coups de main.
Et puis on est très contents de retrouver nos potes pour faire un disque, ça veut dire qu'on fera une release party et qu'on va faire la fête ailleurs pendant 2-3 jours.
Donc ça fait toujours plaisir de partir en tournée avec le groupe avec qui on a fait un split.
Donc c'est un truc qui se fait beaucoup, on en a fait pas mal nous des splits, on en a fait au moins 4-5.
[Snon]: Désolé j'écoutais pas.
Des splits, quelques-uns, on en a fait avec Spagguetta Orghasmmond, avec Duflan Duflan, avec The Guildt nos amis suédoises.
Et puis quoi ?
Je sais pas si on en a fait d'autres.
[Lio]: Jonquera, donc Guillaume, c'est un pote aussi dans un truc tout à fait différent, pas du tout punkoïd.
C'est quelqu'un qui est très doué, qui fait plein de musique avec mon copain Louis par exemple.
Alors le disque, celui-là en particulier, je ne le connais pas parce que je pensais qu'il a sorti un autre disque qui s'appelle Darkos dont la pochette est très similaire mais ce n'est pas celui-là.
Et donc, je regarde vite s'il y en a un qui me dit quelque chose.
[Snon]: Je pense que le premier titre, K est un sociologue, déjà le titre est super.
[Lio]: On va l'écouter, s'il est bien, on mettra celui-là.
Très beau disque d'un beau verre émeraude, écailles de serpents, jade, on est dans ce genre de coloris, c'est très joli.
C'est un label lyonnais, Bamboo Shows si je ne dis pas de conneries, c'est bien lyonnais.
Ils avaient sorti une cassette de Naomie Klaus il y a quelques années.
C'est une artiste qui vit à Bruxelles, qui est de Marseille, je pense à la base.
On la salue, c'est une pote, elle est très très chouette.
Ça marche bien pour elle pour le moment.
Et cette cassette qui était sortie sur Bamboo Shows a fini en disque.
J'ai encore un Teenage Menopause, mais ils sont partout.
Et donc ce morceau, je ne m'en souviens pas en particulier.
Can you tell me what is Micronet ?
Mais c'est vraiment un des meilleurs lives.
Plusieurs de ses lives sont dans les meilleurs lives de ma vie.
Notamment celui qu'elle avait joué au Nickelos Festival qui a lieu en Bretagne.
Elle avait fait un truc, elle avait tout retourné.
C'est une petite meuf qui a une énergie complètement zinzin et qui a l'art de sampler des trucs de façon super intéressante et qui a une musique...
qui entre du post-punk et de l'électronique, je dirais, je qualifierais ça comme ça, qui a le don d'être super dansante, entraînante, qui est super évolutive et qui a un sens de mélodie assez fou.
Donc hop, on va écouter ça.
[Schnautzi]: Quips.
Quips.
[Lio]: Je fais les bruits.
Quips.
[Schnautzi]: C'est où le sillon ?
[Lio]: Alors 1, 2, 3 et 4, il est où ?
On ne les voit pas bien.
Je le mets au milieu.
Si je vois le morceau maintenant.
Grosse histoire avec le Rockerill, ils ont sorti notre premier disque.
Endroit assez fantastique, je ne sais pas si tu as déjà mis les pieds dedans.
[Schnautzi]: Je suis déjà allé à Charleroi mais pas au Rockerill.
[Lio]: Eh ben c'est un peu tout Charleroi, tout ce que tu vois de Charleroi, les usines désaffectées, les routes pétées et tout, mais il y a tout cette esthétique un peu post-apocalyptique, je vais dire, dans ce club qui est une ancienne usine qui s'appelait la Providence, en tout cas une partie de l'usine qui s'appelait la Providence, c'était des forges.
Et tu as toujours pas mal d'appareils, de machinerie industrielle et ça donne un caractère assez zinzin.
Et donc il y a plusieurs parties dans le Rockerill dont une qui est gigantesque, super haute et il peut y avoir des fêtes où il y a 1000 personnes dedans.
Et ouais c'est super donc on est très potes avec Mika qui a sorti le premier disque de Le Prince Harry à l'époque où on jouait souvent avec un groupe qui s'appelle Duflan Duflan et on faisait des splits ensemble.
On a fait des tournées en France à la fin des années 2000, genre 2009-2010 au début du groupe.
Et ouais, très très chouette, très bons amis et très pratique de les avoir comme potes parce qu'ils vendent des disques aussi avec le label qui est lié au lieu évidemment.
Et ils ont un back catalogue avec des disques à nous et ça fait longtemps qu'ils n'avaient pas été fouillés dans le fond.
Donc on a retrouvé des boîtes de disques, on est à court de merch'.
C'était très très pratique.
[Schnautzi]: On écoute un titre tiré de ce Split LP Human Safari.
Vous écoutez toujours la sélection sur Tsugi Radio et on est avec Lio et Snon de Prince Harry, duo belge que j'ai qualifié d'Electro Synth Punk Tendance Boîte à rythme.
Je vous laisse juger par vous-même en écoutant le titre Not Much Fun.
[Snon]: Telex immense groupe belge que j'adore.
60 plus 10 ça fait combien d'années ?
ça fait 70 et 80 plus 10 ça fait 90 et alors sur ce disque génial que je n'ai pas que je suis content d'avoir trouvé ici il y a évidemment Moscow Disco. J'adore le second degré en général, l'attitude du chant super nonchalante et puis il y a le morceau Eurovision bien entendu. C'était quand ?
[Lio]: c'était en 1980
[Snon]: Très bonne anecdote que tu m'as racontée dans la voiture que je ne connaissais pas du tout.
Donc tu vas nous raconter cette histoire de l'Eurovision et de Telex.
Ils y étaient allés pour perdre.
Ils ont terminé 17e sur 19, je pense.
Et ils ont créé le morceau Eurovision pour l'Eurovision qui est extrêmement cheesy, super ringard à fond.
Et à la fin, le chanteur sort un appareil photo et fait des photos du public.
Et leur plan n'a pas marché comme prévu parce qu'il y a des gens qui leur ont filé des scores finalement.
[Lio]: Portugal et la Grèce en ont filé, je crois, parce qu'on a regardé après dans la voiture l'histoire, 4 points et 10 points, donc ils ont fini 17 sur 19, donc pour eux c'est un échec parce qu'ils voulaient avoir 0 points.
Et donc ils ont fait ce morceau, Neurovision, et on peut écouter celui-là, ou leur tube Moscow Disco, donc Telex, belge, proto-électronique, super.
Marc Moulin, et les deux autres, je ne sais plus comment ils s'appellent.
[Snon]: Mais il y a des vidéos, il faut aller voir, ils ont l'air gentils comme tout.
On peut l'écouter.
[Lio]: Attention, je vais faire stop.
[Snon]: Lionel va parler, on va mettre Kraftwerk.
Mais j'ai pas choisi celui-là, c'était le seul que j'ai trouvé, je connais pas les titres.
[Lio]: Mais c'est un groupe qui a indéniablement influencé le groupe, évidemment.
Je connais pas ce morceau.
On va l'écouter.
Sex Objekt.
On va voir à quoi ça ressemble.
Mais oui, il parle de Kraftwerk un peu, Alain.
Moi, je ne les ai jamais vus en live, par exemple.
[Snon]: Oui, tu sais quoi, moi non plus.
Non, j'aurais bien aimé.
J'aime beaucoup leur minimalisme, non seulement dans leur musique, dans leur son, dans leur attitude et scéniquement aussi.
[Lio]: Ça a l'air bizarre, ce morceau.
On découvre un petit peu aussi...
Évidemment, on aurait bien passé 10 ans dans les disques à choper d'autres trucs.
Enfin, pas d'autres trucs, mais je veux dire, c'est sans fin.
Je pensais que ça allait prendre un peu de temps avant de trouver des trucs qui nous plaisaient.
Et en fait, pas du tout.
On a directement tombé sur plein de machins.
Il a fallu qu'on s'arrête, sinon on serait toujours là.
Et donc, on a chopé des trucs aussi qu'on ne connaît pas encore.
Je ne connaissais pas ce morceau de Kraftwerk, par exemple.
[Snon]: Allez, on va explorer le disque comme tu as fait avant.
On va aller vers la fin.
[Lio]: Qu'est-ce qu'il se passe ?
Ah ouais, ça a l'air plus darkos, ça.
Il a l'air un peu rigolo, celui-là.
Allez, hop.
Enfin, rigolo, c'est pas le mot.
Il a l'air un peu triste.
Ça s'appelle Electric Café.
Je pense qu'on est sur des gros korgs et des ambiances darkos, quoi.
Ça ira bien avec Kas Product, après.
Kas Product, grosse influence sur le début du groupe.
Groupe de Metz-Nancy, je crois, un truc comme ça.
Nancy, c'est ça.
On a joué avec eux quelques fois à leur reformation.
Voilà, donc je trouvais... Oula, j'aime bien cette petite capote qu'il y a autour du disque à chaque fois.
Oui, fais attention.
Je trouvais dans ce morceau So young but so cold un truc que je recherchais vraiment au début du groupe, c'est-à-dire un son électronique froid, mais en même temps c'était très rapide.
Et ça donne ce côté un peu épileptique qui donne envie de sautiller partout.
Et super voix.
Très longtemps que je ne l'ai pas écouté parce que j'ai fait une overdose de ce morceau il y a dix ans.
Mais donc je vais voir si ça me fait plaisir de l'écouter ou si je vais partir en courant.
ah tiens Le Tigre ça fait longtemps et Suicide encore des autres trucs en écouter ok
Alors, un autre truc aussi qu'on a bien écouté en boucle et qui était une grosse influence, c'est un disque qui doit dater de 99, 99.
Groupe américain, Le Tigre, avec les filles de Bikini Kill, Riot Girls, que dire, que dire, avec ce groupe de punk qui ne s'appelle plus Bikini Kill, je pense que ça n'existe plus, il n'y en a pas une qui est décédée ?
[Snon]: En fait, la chanteuse, très triste histoire, elle a eu la maladie de Lyme pendant longtemps, donc elle a dû arrêter de chanter.
Et là, j'ai vu que...
Mais c'est avec Le Tigre qu'elle a recommencé à chanter.
C'est pas avec Bikini Kill, je ne sais pas.
Épouse d'un des Beastie Boys, je ne sais plus lequel.
C'est à peu près tout ce que je sais.
[Lio]: C'est pas mal, c'est déjà beaucoup.
Un morceau qui s'appelle Deceptacon.
Je suppose que ça se dit Deceptacon.
Et un morceau aussi dans le même genre de truc un peu sautillant, punk, boîte à rythme qui donne envie de ne pas aller manger sa soupe et d'aller brûler des voitures de police.
[Snon]: Encore une immense influence, Devo bien entendu.
Je sors le disque en même temps.
Le micro est vraiment fort, proche de ma bouche.
Tu veux bien le déballer ?
Ah oui, ton haleine.
Que dire ?
Déjà, ils sont rigolos avec leur petit chapeau.
Excellent groupe.
C'est un petit chapeau.
C'est pas un Dome of Power ou Cone of Power, un truc comme ça ?
C'est pour développer leur sex appeal, je pense.
Peut-être.
En tout cas, excellent groupe que j'ai jamais vu en live non plus malheureusement.
[Lio]: Ah si, ils ont joué encore.
Ça arrive qu'ils surgissent de temps en temps dans un festival américain.
Ils doivent être bien âgés maintenant.
Et vieux.
Alors sur ce disque, c'est pas celui que je connais le mieux.
Et donc je sais que je l'ai à la maison par contre.
Et si je me souviens bien, Triumph of the Will, c'est une sorte d'hymne post-moderne.
On dirait un peu un film des années 30 allemand.
Si je me souviens bien, on va voir si c'est bien ça.
Et ça change un peu des morceaux qu'on connaît de Devo.
On va voir.
[Snon]: Je parlais des Polysics qui ont été inspirés par Devo également, qui ne font pas le même genre de musique, mais vestimentairement, mais qui étaient aussi un groupe que j'adore, mais beaucoup plus récent.
Bref, Lionel, qu'est-ce qu'on va écouter après ?
[Lio]: Parce que dans les disques il reste, il y en a deux.
C'est lequel est le plus intéressant ?
Moi, de mon point de vue, j'ai un attachement très particulier à Bérurier Noir parce que c'est un groupe que j'écoute depuis très très longtemps.
Mon cousin m'avait filé Concerto pour détraqués.
J'étais encore enfant et j'ai écouté ce truc à fond.
Il n'est pas là aujourd'hui.
Il y a Abracadaboum.
Et en parlant d'enfance, il y a ce morceau qui s'appelle L'Empereur Tomato Ketchup.
qui est une sorte de morceau dont le thème de l'enfance est super présent et où si je me souviens bien c'est un peu la rébellion des petits enfants qui veulent pas aller à l'école et j'ai toujours adoré ce truc et c'est un groupe bizarrement qui me... ça fait très longtemps que j'écoute plus parce que j'ai aussi un peu fait une overdose évidemment
Mais c'est un groupe qui me hérisse un peu les poils de plaisir.
Il y a un truc hyper, pas du tout régressif, pas naïf non plus, mais il y a un truc hyper sincère, hyper enfantin et hyper rebelle en même temps dans ce truc.
Et je trouve surtout très très sincère.
Et je comprends l'engouement qu'il y a pu avoir pour ce groupe fin des années 80.
Et je comprends que c'était un problème pour l'état français que ce groupe soit aussi gros et révolutionnaire.
Et donc je trouve que c'est bien un morceau qui illustre ce truc un peu...
pas naïf, mais enfantin, et une rébellion pré-adolescente, même si c'est ce morceau, L'Empereur Tomato Ketchup.
[Schnautzi]: C'est la fin de la sélection de Prince Harry sur Tsugi Radio.
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Je laisse le mot de la fin à Lio et Snon.
[Snon]: Suicide.
J'ai déjà vu passer le nom.
Alain Vega.
Exactement.
Sacré personnage aussi.
Très très fou et aussi toujours extrêmement sérieux.
[Lio]: C'est sûr que nous, dans notre recherche de trucs synth-punk, boîte à rythme et énergie punk, c'est pas qu'on était avant internet non plus, mais il fallait un peu fouiller.
Et donc ça s'est vite imposé comme une référence.
[Snon]: Moi, tu vois, au début que j'écoutais de la musique, il n'y avait pas internet.
On n'avait pas internet.
[Lio]: En fait.
Il fallait demander à ses copains, aux grands frères qui faisaient des cassettes, il fallait aller dans des bibliothèques, ou des médiathèques, comme ça s'appelle en Belgique quand c'est autre chose que des livres.
Ce qui n'était pas toujours une bonne chose.
[Snon]: En Belgique, il y avait...
[Lio]: Il y avait Radio 21, avant que ce soit Classique 21, avec Pompon, qui était un animateur qui est toujours vivant.
Patchouli, qui sortait tous ces trucs grunge, métal et tout.
Et donc ouais, à l'époque, évidemment, tu avais toujours une cassette sur ta chaîne hifi, tu poussais sur Rec quand il y a un truc que tu aimais bien.
Il fallait capter le nom, c'était marrant.
Et donc Suicide, ça c'est vite arrivé comme la référence du truc proto-scene-punk on va dire.
Le premier morceau est super chouette, le plus connu, Ghost Rider.
Mais celui que j'aime vraiment bien, c'est celui qui est sur l'autre face mais qui dure genre 15 minutes, il s'appelle Frankie Teardrop.
Et donc ce sera un peu long, mais Ghost Rider, classique, super quoi.
[Snon]: Je suis d'accord, bien entendu.
[Lio]: C'est la bonne face.
[Snon]: Tchoups !
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- Le Prince Harry - Not Much Fun
- Telex - Moskow Diskow
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- Kas Product - So Young But So Cold
- Le Tigre - Deceptacon
- Devo - Triumph Of The Will
- Bérurier Noir - L'Empereur Tomato-Ketchup
- Suicide - Ghost Rider
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